Mon am°ur !!! Tu me manques à la f0liie !!!

Mon am°ur !!! Tu me manques à la f0liie !!!

Je m'appelle Bernie Noël et j'aime bien les hyènes. Parce que la hyène c'est un animal dont on parle jamais alors que c'est un animal qui peut être, qui peut être très important. Parce que moi je trouve que être ami avec une hyène souvent c'est plus important qu'être ami avec, avec des vrais amis. C'est... Elle vous protège. Si y'avait du danger et ben "Et ben moi, et... je suis ami avec une hyène" Alors la évidement ! *

On fait moins le malin maintenant, hein ? On fait moins le malin !


La nuit me parle de toi Elle m'apporte ton image Afin que ton absence Ne m'étrangle pas tout-à-fait. Elle voit avec scandale Que je n'ai pas ton corps dans mes bras Et elle allonge près de moi Le fantôme de ta peau. Ton parfum. J'étais si près de toi que j'ai froid près des autres. Pourquoi ton corps qui sombre Ton corps qui disparait Et n'est plus sur le quai Qu'une fleur sur une tombe ? Pourquoi ces prochains jours Où je devrais penser A ne plus m'habiller Que d'une moitié d'amour ? C'est un grand vide au fond de moi... Tout ce bonheur qui n'est pas là... Toi... C'est le revers de ton amour La vie qui pèse un peu plus lourd Comme une marée de silence Qui prend ta place et qui s'avance. Je dors blotti dans ton sourire Entre le passé, l'avenir Et le présent qui me retient De te rejoindre un beau matin. Mieux vaut ton absence que ton indifférence...
Ich vermisse dich !
Мне тебя не хватает


En ce moment, je fais toujours le même rêve. Je nage dans la Seine et tout d'un coup, j'avale un rat. Alors j'étouffe et pis je coule. En bas, y a des huîtres, elles m'attrappent les chevilles. Alors je vomis le rat sur les huîtres, le rat il attaque les huitres, je remonte à la surface, j'prends une péniche sur la tête et là, j'me réveille. *

Ils doivent moins rigoler, les enculés d'en face !!!

You take Dollar ?

# Posté le vendredi 21 décembre 2007 07:25

Modifié le samedi 22 décembre 2007 07:59

L'ordre de l'Hermine, crée en 1381.

La fondation de l'Ordre de l'Hermine par Jean IV, Duc de Bretagne,
affirme tout à la fois la prééminence ducale
sur l'ensemble de la noblesse bretonne
et une volonté d'unité autour du souverain breton.

C'est le premier ordre de chevalerie à accepter les femmes. (comme Jeanne de Navarre.)


Les membres se composaient de vingt-cinq chevaliers, qui suivaient la règle de saint Augustin et s'engageaient à combattre pour la foi et la défense de la religion catholique.

Mais leur point commun principal : l'amour de leur pays et la volonté d'indépendance.


Jean IV construit l'abbaye de Saint-Michel-des-Champs, près d'Auray, lieu de la bataille qu'il a remportée et l'a consacrée duc. Chaque année les chevaliers de l'ordre de l'hermine se rencontraient dans cette abbaye.
Ils etaient vetus "de manteaux de damas blanc doublés de satin incarnat".

Charles VIII, roi de France, abolit cet ordre
lors de la réunion du duché de Bretagne à son royaume.

Une devise visible sur le chateau des Ducs de Bretagne:
« Amavi » (« j'ai aimé » en latin).
Il s'agit d'une libre déclinaison (tardive)
de la devise des ducs de Bretagne Monfort (le papa d'Anne)

et de l'ordre de l'Hermine « À ma Vie ».


La devise personnelle d'Anne de Bretagne
en qualité de reine de France est
« Non mudera », je ne varierai pas.

Quant à la devise personnelle de son père François II,
on pense qu'il s'était choisi
l'écrit épicurien gravé à l'intérieur d'un bijou de son trésor
« Il n'est trésor que de liesse ».



Deux dates d'histoire en très méga bref...
Le 3 Août 1379, la guerre est ouverte entre la France et la Bretagne...
Le 4 Août 1532, François Ier, obtient la réunion de la France et de la Bretagne.
Pouvais-je rever mieux que de naître un 3 Août à 23h55 ? ^^ çà sent lfin de semaine...
L'ordre de l'Hermine, crée en 1381.

# Posté le jeudi 20 décembre 2007 17:47

Modifié le vendredi 21 décembre 2007 05:50

Pierre Charras Dix neuf secondes

Pierre Charras  Dix neuf secondes
Pourquoi perd-on ? Comment se sort-on d'une histoire de désamour sans trop de casse ? Sandrine et Gabriel choisissent de se séparer. Ils décident de se retrouver dans le RER. Gabriel attendra la rame de 17h43, nom de code ZEUS, sur le quai de la station Nation. Sandrine décidera de descendre ou non de la porte arrière de la troisième voiture et de se jeter dans ses bras. Si elle ne vient pas, Gabriel attendra la nuit pour rentrer dans leur appartement, le temps nécessaire à Sandrine pour rassembler ses affaires et disparaître de son champ de vision. Convaincu que la rencontre n'aura pas lieu, il soupire déjà à l'idée de regagner seul le foyer vide. Mais Sandrine a, elle aussi, échafaudé un plan qui, lui, se termine par un happy end. Et tous les usagers de la RATP ont leur propre vie à mener, y compris le poseur de bombe, impatient de renverser l'ordre établi.


Pierre Charras décortique, seconde après seconde, la subtile mécanique des rendez-vous manqués d'avance, de cet amour qui dérive sans s'en apercevoir vers une raison, un vertige qui égare, et qui a besoin de mettre les petits amours dans les grands pour finir par mourir. Une mise en scène dans le RER parisien : des arrêts sur image, un compte à rebours étrange accompagnant la course du train de la séparation, de l'abandon, du deuil. En trois dimensions habilement croquées, Pierre Charras met en voyage une panoplie de personnages très contemporains, saisis sur le vif de leur étrangeté, de leur pensée, de leur vérité. Qui parviendra à tirer son épingle du jeu ? Nul n'échappe à son destin...



Extrait :


"C'était un rendez-vous de désamour. Un coup de foudre à l'envers. Un adieu, peut-être.
Mais nous voulions rester légers, éviter la posture du drame. Alors nous avions imaginé un jeu. Sans doute pensions-nous que si nous nous comportions comme des enfants, nous nous en tiendrions, pour les blessures, aux genoux couronnés et aux bosses sur le front. Et puis, nous nous aimions encore, je crois, et cela nous rassurait. Nous gardions les yeux ouverts sur nos impatiences, nos désillusions, nous tiédeurs. Il n'y avait pas d'urgence, ce n'était pas un cataclysme qui menaçait, même pas un orage, mais plutôt un brouillard, un crachin. Nous en étions au crépuscule de nous-mêmes, mais de tels soirs peuvent s'éterniser. Pour dire la vérité, nous n'avions pas irrévocablement décidé de rompre. Il revenait à Sandrine seule de refermer la porte que nous avions ouverte entre nous vingt-cinq ans plus tôt. Elle seule pouvait partir ou ne pas partir. Je me plierais à son verdict. Je m'en remettais entièrement à elle, par amour ou par courtoisie. Par respect, sans doute. Par lâcheté aussi, un peu, qui sait ?
Nous étions d'accord sur bien des choses, y compris le pire. Parce que nous avions connu, l'un et l'autre, d'autres histoires, d'autres fins d'histoire, nous avions perçu presque ensemble le grattement, dans l'ombre, des bêtes affamées résolues à nous dévorer vivants. C'est de cette agonie que nous avions voulu faire l'économie. Alors nous avions opté pour le sabordage, l'euthanasie. Nous nous trouvions dans la situation ambiguë du condamné à mort qui se suicide pour échapper au supplice."

# Posté le vendredi 14 décembre 2007 04:52

Modifié le vendredi 14 décembre 2007 07:46

Constance de Slam Vingt quatre heures d'une femme sensible

Constance de Slam Vingt quatre heures d'une femme sensible
Vrai bijou, ce roman épistolaire publiée en 1824 se présente comme une variation sur la jalousie et ses affres. Confrontée à l'image obsédante de son amant disparaissant avec une autre beauté au sortir de l'opéra, l'héroïne tente de comprendre et de calmer les milles émotions qui l'assaillent. Au cours d'une nuit d'insomnie et d'une journée perdue à guetter un signe de celui qui viendrait de la trahir, elle ne trouve d'autre consolation que de lui écrire.

Quarante-quatre lettres pour dire vingt-quatre heures de fièvres, de doutes et de désespoir, reflets du tourbillon des émotions qui l'étreignent et se succèdent en son coeur, tour à tour déchirée de jalousie, d'amour, de rage.

Cette femme qui écrit a les mêmes sentiments que n'importe quelle femme doutant de l'homme qu'elle aime. Son imagination déborde de pensées douloureuses tellement elle est tourmentée. Elle souffre, elle pleure, ne se contrôle plus. Dans une société où la dignité est fondamentale, c'est s'exposer à la réprobation générale. Mais lorsque l'on voit sa raison de vivre s'échapper, quelle que soit l'époque ou le lieu, il est difficile de se soucier d'autre chose que de sa douleur.


Extraits :

" N'as-tu donc jamais éprouvé que le dernier mot que l'on se dit en se quittant laisse dans l'âme une impression qui dure jusqu'à ce que l'on se revoie ? "

" Que me parle t-on de déshonneur ! S'il fallait paraître devant le tribunal de l'honneur même, je dirais : Je l'aimais ; ce mot suffirait pour ma défense. Que dirais-tu pour la tienne ? "

# Posté le jeudi 13 décembre 2007 20:52

Modifié le vendredi 14 décembre 2007 05:03

Marcelle Sauvageot Laissez moi

Marcelle Sauvageot  Laissez moi
"Quelqu'un m'aime à Paris : je reviendrai", pense Marcelle Sauvageot dans le train qui la ramène au sanatorium dont on sait, nous, qu'elle ne reviendra pas. Dans cette phrase est contenue l'essence de ce récit à vif : l'amour seul fait exister et le sentir, le savoir, ne pas en douter. L'amour invente et protège. L'amour sauve. Or il arrive que l'amour se dérobe et vous reprenne en une seconde - le temps de lire cette autre phrase clé du livre "Je me marie... Notre amitié demeure" - l'espoir, l'avenir, la vie même.


Se trouve donc rompu le fil qui la reliait à une vie pleine malgré la maladie, où même l'attente était volupté. D'autres auraient fait scandale, demandé pourquoi, peut-être supplié. Mais Marcelle Sauvageot, cette femme d'autrefois, morte dans les années 30, possède la lucidité des condamnés, ce regard absolument juste et implacable sur autrui autant que sur elle-même. La souffrance a chez elle une longue habitude de toux rauque, d'insomnie, de peur lisible sur les visages de ses compagnons d'infortune, audible d'une chambre à l'autre dans les nuits où tout est amplifié. Son amant, celui qui la tenait en vie, lui annonce qu'il aime ailleurs, qu'il la quitte ? La voilà qui entreprend de rompre avec l'amour, pour ne pas avoir mal de perdre cet homme-là, assez lâche pour proposer l'amitié après la passion. Elle va alors recenser une à une les illusions, identifier les faux-semblants, faire le point sur les défauts plutôt que sur l'apparence lisse et les contours avantageux.


Peu à peu et tandis qu'on frissonne tant cela résonne en nous, se dessine un portrait de l'homme en creux, un catalogue précis des renoncements et des mensonges qu'il se raconte pour oser être heureux envers et contre celle qu'il a cessé d'aimer. L'a-t-il aimée, d'ailleurs, ou bien a-t-il été fasciné par cette incandescence que donne le temps compté, l'air rare et précieux ? Et elle, ne s'est-elle pas arrangée des irritations et des dégoûts qu'elle n'invente pas, que le désir de bonheur l'avait simplement aidée à ignorer ? Elle l'admet, et c'est toute la noblesse de cette âme meurtrie, qui entendait concilier abandon et lucidité.


À la hauteur de la souffrance, l'½uvre de destruction du mythe amoureux est tellement glacée, tellement impitoyable qu'on en vient à prendre l'ex-amant en pitié : pauvre papillon épinglé sur la page avec ses couleurs poudre aux yeux, ses battements d'aile pathétiques. Lui aussi veut vivre, comme nous tous ; il ne se sait pas cruel, se croit même généreux. Que celui ou celle qui n'a jamais cherché des excuses à un désamour brutal en arguant d'incompatibilités, de failles jusqu'alors acceptées ou même pas vues, lui jette la première pierre....





Extraits :


"Si on veut retenir un chat qu'on a blessé, il griffe et se sauve."


"J'essayais de garder un petit appui en dehors de vous, afin de pouvoir m'y accrocher le jour où vous ne m'aimeriez plus. Ce petit appui, ce n'était pas un autre, ce n'était pas un rêve, ni une image. C'était ce que vous appeliez mon égoïsme et mon orgueil ; c'était moi que, dans la souffrance, je voulais pouvoir retrouver. Je voulais pouvoir me serrer moi-même sur moi, seule avec mon mal, mes doutes, mon manque de foi. Dans la détresse, c'est parce que je me sens, que j'ai la force de continuer. Si tout change, si tout me fait mal, je suis moi avec moi-même. Pour que je me sois perdue, il aurait fallu que je fusse sûre de n'avoir plus besoin de moi. "”



Tout comme Justine Lévy avec Rien de grave, je pense que ce livre ne pourra que m'aider...
mais le plus tard possible j'espere !

# Posté le jeudi 13 décembre 2007 20:10

Modifié le vendredi 14 décembre 2007 05:04